Cliniques universitaires Saint-Luc

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Banque de tissus

Développements futurs: "l'autogreffe" au laboratoire.

Les besoins en allogreffes ne cessent de croître avec l'extension des possibilités de la chirurgie de reconstruction. L'unité a développé des biomatériaux pour la reconstruction de la dure-mère, du tympan, des osselets de l'oreille moyenne, dans le cadre de la chirurgie de comblement sinusal ou de la chirurgie maxillo-faciale,... En particulier, l'unité s'attache à trouver une alternative au traitement de choix des retards de consolidation qui consiste en l'apport d'une greffe d'os autologue - c'est à dire d'une greffe prélevée au patient lui-même en dehors du site traumatisé - au site de fracture. En effet, ce prélèvement ne permet la guérison que dans 80% des cas et expose le patient à des dommages supplémentaires non négligeables: hématome, infection, douleur persistante un an après le prélèvement dans un tiers des cas,... Les techniques actuelles de bio-ingénérie permettent d'envisager remplacer l'autogreffe par une allogreffe osseuse, en lui faisant exprimer des facteurs de croissance susceptibles de favoriser et d'accélérer la guérison par attraction et stimulation de la différenciation cellulaire, donc de permettre un résultat comparable ou supérieur à celui observé avec un fragment autologue, sans en subir les inconvénients, tout en évitant le risque infectieux d'une greffe d'un autre patient. Il serait même imaginable de coloniser in vitro ce biomatériau par les cellules du patient lui-même, et de réaliser une "autogreffe" en laboratoire !