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Cette intervention consiste a examiner sous anesthésie générale l'intérieur de la cavité abdominale et en particulier les organes génitaux (utérus, ovaires, trompes) à l'aide d'une caméra de quelques millimètres, introduite par une incision au niveau de l'ombilic.
D'autres incisions infracentimétriques sont réalisées dans la région supra-pubienne pour introduire de fins instruments permettant de réaliser l'acte chirurgical.
Le premier but de la laparoscopie est d'établir un diagnostic qui permet de recherche une anomalie indécelable par d'autres moyens (endométriose ou adhérences) ou de confirmer le diagnostic suspecté par d'autres examens (échographie ou examen clinique). De multiples interventions peuvent être réalisées par laparoscopie:
1 à 3h.
2 à 5 jours.
Dans certaines indications, une hospitalisation préopératoire de 24 à 48h est proposée en vue de réaliser une préparation intestinale (antibiothérapie, laxatif, lavement) associée à un régime sans résidu (sans fruits et légumes pendant une semaine avant l'intervention).
Plus de 1.000 laparoscopies sont réalisées par an dans le service.
Si vous n'êtes pas ménopausée et que les ovaires ou au moins un ovaire est laissé en place, sa fonction persistera jusqu'à la ménopause naturelle. Il n'y aura donc aucun symptôme de ménopause directement après l'intervention.
Si vous n'êtes pas ménopausée et que les deux ovaires sont retirés lors de l'intervention, celle-ci entraînera donc une ménopause et vous pourriez avoir des manifestations, telles que bouffées de chaleur, ... Un traitement médical substitutif pourrait être discuté avec votre gynécologue.
Si vous êtes déjà ménopausée, l'ablation des ovaires ne présentera aucun effet secondaire particulier par la suite.
En cas de salpingectomie bilatérale, aucune grossesse spontanée ne peut être possible. En cas de désir de grossesse, une procréation médicalement assistée de type fécondation in vitro devra être discutée avec votre gynécologue.
En cas de salpingectomie unilatérale, si la trompe et l'ovaire de l'autre côté sont normaux, une grossesse spontanée peut tout à fait être envisagée.
Si vous avez été opérée pour une GEU avec un traitement conservateur (salpingotomie), un suivi de la décroissance de l'hormone de grossesse vous sera proposé. Il s'agit de vérifier par une prise de sang hebdomadaire que le test de grossesse sanguin redevienne négatif. En cas d'évolution défavorable de la prise de sang, un traitement médical pourra être instauré. Dans de rares cas, une seconde intervention chirurgicale est parfois nécessaire.
En cours d'intervention, la voie d'abord chirurgicale peut être modifiée en fonction des constatations faites pendant l'intervention. Un ouverture de l'abdomen peut parfois s'avérer nécessaire alors que l'intervention était prévue par voie vaginale ou par voie laparoscopique.
Des lésions d'organes au voisinage de l'utérus peuvent se produire de manière exceptionnelle (plaie intestinale, plaie de la vessie ou de l'uretère, des vaisseaux sanguins), nécessitant une prise en charge chirurgicale spécifique.
Un saignement interne est également exceptionnel et une transfusion sanguine ou de produits dérivés du sang peut alors être rendue nécessaire.
Un hématome ou une infection (abcès de la cicatrice) peuvent survenir, nécessitant la plupart du temps des soins locaux. Néanmoins, une seconde intervention pour traiter de manière adaptée ces complications peut se révéler nécessaire.
Comme toute chirurgie, cette intervention peut comporter très exceptionnellement un risque vital ou de séquelles graves.
Un traitement préventif anticoagulant est établi (médicaments, bas à varices, kinésithérapie) est prescrit pendant la période après l'intervention afin de réduire le risque de phlébite (formation d'un caillot dans une des veines) ou d'une embolie pulmonaire.
Les premières heures après l'intervention sont souvent douloureuses et nécessitent des traitements antalgiques puissants. Des anti-douleurs sont administrés de manière préventive selon un schéma préétabli. A la demande, d'autres anti-douleurs peuvent être administrés soit par voie intraveineuse, soit par voie orale.
La laparoscopie peut engendrer des douleurs dans l'abdomen pouvant s'étendre jusqu'aux épaules et qui disparaissent généralement dans les 48h.
Des antibiotiques sont en général prescrits au moment de l'intervention.
Ce traitement peut notamment être poursuivi pendant plusieurs jours par voie intraveineuse et ensuite par voie orale dans le cadre de la mise en évidence d'une infection (salpingite, péritonite).
Un traitement anticoagulant est prescrit et sa durée varie en fonction de vos antécédents personnels et de la lourdeur de l'intervention.
Une perfusion intraveineuse dans le bras et un drain à l'intérieur de l'abdomen sont généralement laissés en place après l'intervention pour une durée variable de 1 à 3 jours.
Il peut exister un saignement vaginal modéré et banal au cours de la période post-opératoire.
La reprise de l'alimentation normale se fait en générale entre le 1er et le 4ème jours suivant l'intervention.
La sortie d'hospitalisation est généralement prévue soit le jour même, soit 5 jours après l'intervention.
Les douches sont possibles quelques jours après l'intervention mais il est recommandé d'attendre une semaine avant de prendre un bain, 4 semaines avant de reprendre une activité et 2 semaines avant de reprendre une activité sexuelle.
Si après votre retour à domicile vous présentez des douleurs, des saignements, des vomissements, de la fièvre ou une douleur dans les mollets, il est indispensable d'en informer votre médecin.
Une consultation postopératoire vous est proposée soit chez votre chirurgien, soit chez votre médecin référent.
Suite à une laparoscopie pour salpingite ou GEU, un suivi post-opératoire régulier et rapproché est nécessaire pour s'assurer de l'efficacité du traitement chirurgical et médical.
Postposer l'intervention peut augmenter les risques de complications avant, pendant et après l'intervention (par exemple: une hémorragie peut survenir avant l'intervention, nécessitant une transfusion).
La voie d'abord choisie pour l'intervention peut être modifiée et augmenter le risque de complications pendant l'intervention.
En cas de pathologie oncologique ou de suspicion de lésion pouvant dégénérer, postposer le traitement peut aggraver le pronostic.
Postposer un traitement chirurgical et/ou médical peut augmenter le risque vital de l'intervention chirurgical qui serait réalisée plus tardivement.
Postposer le traitement d'une grossesse extra-utérine peut entraîner un risque d'hémorragie interne pouvant s'accompagner d'un risque vital ou nécessitant une chirurgie plus radicale (salpingectomie).
Postposer le diagnostic et le traitement d'une salpingite peut entraîner une péritonite importante provoquant des adhérences pelviennes hypothéquant une grossesse ultérieure.