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N°5 - Septembre 2013 - Retour au sommaire

Prévenir et dépister

Le 4 octobre prochain, le Centre du Cancer des Cliniques Saint-Luc organise une journée de sensibilisation consacrée à la prévention et au dépistage du cancer du sein. En prévision de cet événement, faisons le point sur la pathologie avec le Pr Martine Berlière, responsable de la Clinique du sein à Saint-Luc.

Tous les ans, on dénombre 9.500 nouveaux cas de cancer du sein en Belgique. « C’est le cancer le plus fréquent chez la femme, explique le Pr Berlière. Même si la mortalité régresse, la pathologie reste la première cause de mortalité chez la femme jeune. » Tous stades confondus, les taux de survie à 5 ans oscillent entre 89 et 90% ; pour les petites tumeurs localisées, les taux sont supérieurs à 95%.

Au niveau des causes, la littérature scientifique considère que des facteurs génétiques jouent un rôle pour 5 à 10% des cas. Certains gènes de prédisposition au cancer du sein sont déjà connus et des études internationales, notamment à Saint-Luc, travaillent à l’identification d’autres gènes. « A côté de cela, des facteurs endocriniens endogènes comme la nulliparité, des facteurs liés à la glande mammaire (maladie proliférative du sein par exemple) ou des facteurs exogènes (des traitements de substitution au long cours, le manque d’exercice physique, la consommation d’alcool…) peuvent être considérés comme des causes de la pathologie. »

L’affaire de toute une équipe

Actuellement, les bases du traitement contre le cancer du sein résident dans la chirurgie, la radiothérapie (qui complète le geste chirurgical lors d’un traitement conservateur), les chimiothérapies et des traitements plus ciblés tels que l’hormonothérapie et le trastuzumab (médicament contre le cancer du sein). Pour chaque cas, le traitement est décidé par une équipe pluridisciplinaire composée de médecins (chirurgiens, oncologues, radiothérapeutes, pathologistes), d’infirmières coordinatrices, de psycho-oncologues, etc. « La prise en charge du cancer du sein est l’affaire de toute une équipe », insiste le Pr Berlière. L’équipe se réunit une fois par semaine et passe en revue chaque cas : un projet de soins est établi selon les caractéristiques de la patiente et de la tumeur. « Outre le traitement, nous proposons aussi l’exercise therapy avec l’aide de kinésithérapeutes et de médecins spécialistes en médecine physique. La littérature scientifique a en effet clairement démontré l’impact positif de l’effort physique sur le cancer. » (Lire à ce sujet la Luc@rne n°4)

Prévention, dépistage et prise en charge

Le 4 octobre prochain de 10h à 16h, le Centre du Cancer des Cliniques Saint-Luc organise une journée de sensibilisation consacrée à la prévention, au dépistage et à la prise en charge du cancer du sein. Dans le hall de Saint-Luc, des spécialistes du Centre du Cancer se tiendront à la disposition des visiteurs pour leur fournir des informations sur le sujet. Les différents intervenants paramédicaux dans la prise en charge du cancer comme les infirmières coordinatrices, les diététiciennes, les kinésithérapeutes, les psycho-oncologues et les massothérapeutes de l’Espace Bien-Etre seront également présents. Cette initiative s’adresse à un large public : les patients concernés par la pathologie, leurs proches et toutes les personnes désireuses d’obtenir plus d’informations à ce sujet. A noter encore : une réunion d’information sur la reconstruction mammaire se déroulera à 14h dans la Salle de la Verrière, en collaboration avec les services de chirurgie plastique et de gynécologie.

Une consultation pour les femmes à risque
Grâce à une bourse de la Fondation Saint-Luc, à partir d'octobre prochain, la Clinique du sein proposera une nouvelle consultation à destination des femmes à risque (FAR), c’est-à-dire des patientes ayant une prédisposition génétique à développer un cancer du sein. Cette consultation permettra d’assurer la prise en charge et le suivi de ces personnes à risque.

Sylvain Bayet