Service de neurologie

Traitement par toxine botulique

Quand a-t-on recours à cette substance ? La toxine botulique est utilisée dans le traitement des maladies neurologiques caractérisées par une hypertonie musculaire (trop de tonus musculaire) ou par des contractions musculaires exagérées ou anormales (par ex. dystonie). Le traitement consiste en l'injection de petites quantités de toxine botulique dans les muscles atteints. La toxine botulique induit une faiblesse des muscles hyperactifs injectés, sans pour autant affecter leur fonctionnement normal.

Comment procède-t-on ? Dans les muscles superficiels la toxine botulique est injectée au moyen d'une seringue à insuline. Dans les muscles profonds une plus longue aiguille est utilisée. Parce qu'elle est raccordée à un appareil électromyographique (qui enregistre l'activité électrique qui accompagne la contraction musculaire), cette aiguille permet de cibler avec précision l'injection dans les muscles anormalement actifs. les injections sont peu douloureuses et se font en consultation.

Comment se préparer à l'intervention ? Le traitement se fait en 5 à 15 minutes et ne nécessite aucune précaution particulière. Toutefois, il faut informer le médecin si vous prenez des médicaments anticoagulants ou si vous êtes atteint d'une maladie neuromusculaire.

Quels sont les effets secondaires liés à l'intervention ?

  • L'effet thérapeutique de la toxine botulique se manifeste généralement après quelques jours et persiste pendant 2 à 4 mois. Un petit hématome rapidement résorbable ainsi qu'une gêne passagère peuvent se produire aux endroits de piqûre.
  • Les effets indésirables éventuels du traitement consistent en une faiblesse un peu trop importante du muscle injecté ou des muscles avoisinants. Ces effets secondaires sont dose-dépendants et réversibles en quelques jours, voire quelques semaines. L'effet thérapeutique de la toxine botulique étant temporaire, les injections peuvent se répéter en cas de récidive de la symptomatologie. La fréquence des injections est limitée à un maximum d'une série d'injections tous les 3 mois pour éviter ou retarder le développement d'une résistance au traitement. en effet, un petit nombre de patients (environ 3%) développent tôt ou tard des anticorps contre la toxine botulique, ce qui diminue ou abolit l'effet bénéfique du traitement.