Service de pneumologie

Ponction-biopsie transthoracique

Nature de l'intervention

But de l'intervention

La ponction-biopsie transthoracique est un acte à visée diagnostique, pour préciser la nature d'une formation anormale au sein du thorax. Le repérage de la lésion est réalisé sous contrôle radiologique, soit par scopie, soit par scanner (sans injection de produit de contraste). Après anesthésie locale au niveau de la peau, une aiguille (stérile et à usage unique) est introduite jusqu'à la lésion: un petit fragment est alors prélevé pour analyse cytologique (à l'aide d'une fine aiguille de 0,8 mm de diamètre) et éventuellement histologique (à l'aide dans ce cas d'une plus grosse aiguille de 2 mm) ou bactérologique.

Durée de l'intervention

L'examen dure entre 10 min et 30 min, selon les difficultés de repérage.

Préparation avant l'intervention

Il ne faut pas être à jeun pour cet examen et les médications habituelles peuvent être prises (à l'exception d'un traitement anticoagulant). Juste avant d'être conduit en salle de radiologie pour l'examen, une injection intramusculaire est en principe réalisée qui consiste le plus souvent en un dérivé atropinique (visant à éviter une réaction de malaise de type vagal). Si nécessaire, un antitussif et un calmant peuvent être ajoutés.

Risques de l'intervention

Degré d'urgence de ce type d'intervention

Il s'agit d'un examen diagnostique réalisé de façon élective, non urgent.

Fréquence de ce type d'intervention

Il est parfois nécessaire de répéter l'examen si le premier prélèvement est non contributif.

Contre-indications à l'intervention

Troubles de la coagulation; insuffisance respiratoire très sévère.

Effets secondaires de l'intervention

Les malaises de type réaction vagale sont rares avec la prémédication mentionnée plus haut.

Risques inhérents à l'intervention

Si la localisation de la lésion nécessite de traverser une partie du poumon, un pneumothorax peut survenir; il s'agit d'un décollement du poumon de la paroi thoracique qui peut rester asymptomatique ou bien se manifester par une douleur et/ou des difficultés à respirer dans les cas les plus graves; un pneumothorax plus important peut nécessiter soit l'évacuation de l'air présent autour du poumon à l'aide d'une aiguille (ou exsufflation; voir fiche "exsufflation)), soit la pose d'un drain aspiratif dans le thorax jusqu'à fermeture de la petite brèche au niveau du poumon (souvent 24-48 heures). Il peut survenir des crachats de sang pendant ou après l'examen, en général sans gravité et disparaissant spontanément. Les autres complications sont extrêmement rares.

Que fait-on en cas de complications?

Comme indiqué ci-dessus, il est parfois nécessaire d'aspirer l'air d'un pneumothorax, à l'aiguille ou par la pose d'un drain.

Alternatives thérapeutiques ou diagnostiques

Certaines lésions peu peuvent être également abordées par une endoscopie bronchique (voir fiche "endoscopie bronchique" ou par voie chirurgicale (ce qui est plus invasif et davantage risqué).

Après l'intervention

Soins de suivi après l'intervention (prévention et gestion de la douleur)

Après la ponction, il est demandé de rester au lit environ 30 minutes, en général couché sur le côté où a été réalisé cette ponction. Un repos relatif est ensuite recommandé pendant plusieurs heures. Un contrôle de la radiographie du thorax est réalisé soit en cas de symptômes (douleurs intenses, difficultés respiratoires) soit à titre systématique (en général le lendemain de la ponction).

Répercussions financières de cette intervention

Le remboursement de la ponction-biopsie transthoacique est de 70 € environ. Ce coût est entièrement à charge de l'INAMI. Si le patient a des exigences particulières, un supplément d'honoraires peut lui être compté en accord avec les dispositions de la Convention médico-mutualiste et avec le règlement institutionnel. A cela, s'ajoute le coût de l'examen radiologique par scanner le cas échéant et des analyses biologiques (anatomopathologie, bactériologie).

Refus de l'intervention

Le refus de l'examen peut entraîner l'impossibilité de poser un diagnostic correct (nature de l'anomalie constatée) et de proposer le traitement le plus adapté.