Transplantation cardiaque

La première transplantation cardiaque chez l'homme fut réalisée en 1967 (Pr Ch. Barnard, Afrique du Sud). Si certains centres ont, à juste titre, continué les transplantations dans les années soixante et septante, et cela malgré la relative médiocrité des résultats, une meilleure connaissance physiopathologique du rejet, l'introduction de la ciclosporine dans l'arsenal thérapeutique immunosuppresseur existant (corticoïdes, azathioprine) et une meilleure sélection des receveurs et des donneurs ont sensiblement amélioré les résultats tant du point de vue morbidité que mortalité.

Ainsi la survie attendue est de 90 % à 1 mois, 85 % à un an, 75 % à 5 ans et plus de 60 % à 10 ans et la qualité de vie peut être considérée de satisfaisante à excellente par la majorité des patients.

Si la transplantation cardiaque a fort heureusement perdu son caractère exceptionnel et médiatique et est devenue une méthode de traitement de l'insuffisance cardiaque terminale, la conséquence logique en fut d'abord une augmentation spectaculaire du nombre de centres et du nombre total de transplantations effectuées dans le monde (± 3000 en 1994).

Malheureusement, un certain nombre de problèmes font en sorte que la transplantation restera un moyen exceptionnel, essentiellement par l'apparition d'un déséquilibre entre le nombre croissant de receveurs et le nombre décroissant de donneurs, et cela malgré l'élargissement des critères pour les donneurs d'organes. Parmi les autres problèmes, on retrouve l'évolution de la qualité du greffon à long terme (coronaropathie et altération de la fonction, rejet aigu et chronique) et les effets secondaires liés à l'immunosuppression (infection, néoplasme, diabète, vasculopathies, insuffisance rénale, etc.).

Parallèlement, aux efforts nécessaires pour résoudre les problèmes à court et à long terme de la transplantation, tous les moyens possibles doivent être investis pour créer des alternatives à la transplantation, notammentle coeur artificiel définitif et la xénotransplantation, d'une part et l'obtention d'une régression de la cardiomyopathie par génie moléculaire .

Nos résultats

1969: première réussite animale à l'UCL
1985: première transplantation
2001: 297 transplantations, dont 19 retransplantations, 9 greffes combinées coeur-rein et 12 transplantations après NOVACOR (83% de survie à 1 an)

Voyez notre page "historique" et la présentation du service de chirurgie expérimentale