Consultation des voyageurs

La diarrhée

  • La diarrhée du voyageur peut-être très gênante, mais elle ne met que très rarement la vie du voyageur en danger.
  • En choisissant avec soin ses aliments et ses boissons, le voyageur peut limiter le risque d'une diarrhée sévère. (voir "quelques conseils avant le départ")
  • Il est très important de bien comprendre comment se réhydrater et se soigner en cas de diarrhée lors d'un voyage.

Prévention de la malaria

La malaria est une maladie infectieuse grave causée par un parasite, le plasmodium qui se transmet par la piqûre d'un moustique (l'anophèle). La malaria se retrouve dans de nombreux pays tropicaux. Il n'y a pas actuellement de vaccin efficace et la prévention consiste à prendre des médicaments et à éviter les piqûres de moustique.

  • Utilisez des mesures strictes de protection contre les moustiques entre le coucher et le lever du soleil telles que des vêtements longs et clairs, des produits insectifuges et dormir sous une moustiquaire, si possible imprégnée si vous ne disposez pas d'une chambre à air conditionné.
  • Aucune chimioprophylaxie n'est efficace à 100% mais la chimioprophylaxie diminue très fortement le risque. Demandez l'avis de votre médecin en ce qui concerne la prophylaxie antimalarique adaptée à votre destination et à votre état de santé.
  • En cas de température survenant des semaines ou des mois après un séjour en zone d'endémie malarique, n'oubliez pas de mentionner votre voyage à votre médecin.

Epidémie à Chikungunya

Agent

Le virus du chikungunya (ChK) qui est un arbovirus connu depuis de nombreuses années puisqu'il a été isolé la première fois en Tanzanie et en Ouganda en 1953. Le nom de cette maladie provient de l'attitude du malade : en swahili, "chikungunya" signifie en effet "marcher courbé".

La maladie se transmet d'homme à homme par l'intermédiaire de moustiques principalement du genre Aedes. L'Aedes est un vecteur diurne qui pique en début et en fin de journée.

Epidémiologie du ChK

Le ChK existe en Afrique, en Asie du sud-est et dans le sous continent indien. Dans l'Océan Indien, la maladie a d'abord touché les Comores à la fin 2004, puis l'île Maurice et Mayotte et enfin à la Réunion. Il faut actuellement considérer que toutes les îles de l'Océan indien sont atteintes.

Symptômes cliniques

Après une incubation de 4 à 7 jours en moyenne (parfois 1 à 12 jours) apparaît une fièvre élevée accompagnée d'arthralgies, de myalgies, de céphalées et une éruption maculopapuleuse. La convalescence peut durer plusieurs semaines, le malade étant en proie à une asthénie importante et souvent à des arthralgies. Outre cette forme classique, on rapporte également des formes plus graves avec hépatite, méningo-encéphalite, polyradiculonévrite, myocardite et péricardite pouvant être responsables de décès. Les patients présentant des pathologies antérieures peuvent également voir ces pathologies s'aggraver.

Comment se protéger des piqûres de moustiques vecteurs du chikungunya ?

La protection individuelle passe par des moyens de protection physiques et chimiques:

  • porter des vêtements longs et protéger les pieds et les chevilles
  • l'imprégnation des vêtements par un insecticide à base de perméthrine ou deltaméthrine ou des répulsifs est recommandée. Les répulsifs seront également être appliqués sur la peau. On veillera à les appliquer régulièrement (en fonction du produit, toutes les 4 à 6 heures). Pour les nouveaux-nés et nourrissons avant 3 mois, les produits répulsifs ne peuvent pas être utilisés. L'emploi de moustiquaires de berceau, si possible imprégnées d'insecticide (perméthrine ou deltaméthrine) est le seul moyen de protection efficace.

A côté de ces préventions individuelles, il est également important d'agir au niveau de l'habitat et de l'environnement.

Tout savoir sur la Consultation des voyageurs de Saint-Luc (article du Saint-Luc Magazine)

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