Institut Albert Ier et Reine Elisabeth (IAE)

Historique

Jeanne Garnier et la fondation de l'Oeuvre du Calvaire

Née à Lyon en 1811, Jeanne-Françoise Chabod est la fille de modestes commerçants. A 22 ans, elle épouse Jean-Etienne Garnier dont elle a deux enfants. Le premier meurt quelques jours après sa naissance. Deux ans plus tard, elle perd en peu de temps son mari, puis sa fille à peine âgée de quatre mois. C'est en "visitant les pauvres" de sa paroisse que Jeanne Garnier découvre la souffrance physique et morale de malades isolés; ceux dont personne ne veut plus s'occuper.

Affermie dans sa foi chrétienne, elle décide de leur consacrer sa vie. Avec quelques veuves, elle fonde le 8 décembre 1842, avec l'approbation de l'Archevêque de Lyon, "l'Oeuvre des Dames du Calvaire" dont l'objet social est " l'assistance des incurables délaissés, sans distinction de religion, de classe ou de race". Au fil des années, l'Oeuvre du Calvaire se développe et se révèle pour une part à l'origine du mouvement des soins palliatifs. Plusieurs maisons s'ouvriront, ainsi à Paris en 1874, à Saint-Etienne en 1875, à Marseille en 1881, à Bruxelles en 1886, à New-York en 1899 et à Bordeaux en 1905.

En ce début du XXIème siècle, ces institutions sont actives dans les secteurs de soins de santé que sont les soins palliatifs, la gériatrie, les soins de long séjour ou la réadaptation fonctionnelle; toutes tiennent particulièrement à coeur de poursuivre leur mission avec cet esprit de compassion et d'humanité qui a sans cesse animé leur fondatrice.

L'Institut Albert Ier et Reine Elisabeth (IAE)

A la suite de son rayonnement en France et avec l'approbation de l'Archevêque de Malines, l'Oeuvre du Calvaire s'ouvre à Bruxelles le 8 décembre 1886 à l'initiative du Père Adolphe Petit s.j., et de quelques dames bénévoles. L'institution accueille et soigne, au n° 249 de la chaussée de Wavre, douze femmes malades incurables et y installe un dispensaire destiné aux soins des plaies.

Treize ans plus tard, un bâtiment, qui sera ensuite dédié à la Reine Elisabeth, est construit pour accueillir cinquante patientes. En 1926 une institution similaire pour les hommes est érigée rue de la Vanne, le Roi Albert Ier lui accordera son nom. Les deux établissements fusionnent au sein d'un nouveau bâtiment en 1965 sous l'appellation "Les Instituts Albert Ier et Reine Elisabeth". La gestion en est confiée à la Congrégation des Soeurs du Très Saint Sauveur. En 1979 cette congrégation étant rappelée en France, l'administration de l'Oeuvre est reprise par des bénévoles. En 1995, l'Oeuvre du Calvaire fait appel à l'Association belge de l'Ordre de Malte qui prend une part active dans la gestion de l'hôpital et le bénévolat.

A l'issue d'un accord de liaison fonctionnelle signé en 1996, l'Institut (entre-temps renommé 'Institut - au singulier - Albert Ier et Reine Elisabeth') fusionne avec les Cliniques universitaires Saint-Luc en 1998 tout en conservant le soutien de l'Oeuvre du Calvaire et de l'Association belge de l'Ordre de Malte. L'IAE emménage dans une toute nouvelle aile des Cliniques sur le site de Woluwe-Saint-Lambert en juin 2003.

Les soins palliatifs et continus

L'Unité de soins continus et palliatifs a été créée aux Cliniques universitaires Saint-Luc par le Pr Christian Deckers à qui a succédé le Dr Marianne Desmedt. Cette unité située lors de sa création au 8ème étage des Cliniques a rejoint le nouveau bâtiment de l'Institut Albert Ier et Reine Elisabeth en 2003.