Mieux prévenir le syndrome hémolytique et urémique (SHU)
Bien que rare, le syndrome hémolytique et urémique (SHU) peut entrainer des séquelles particulièrement graves chez les enfants de moins de 10 ans. Avec le retour des beaux jours, les Cliniques universitaires Saint-Luc souhaitent sensibiliser le grand public, les généralistes et autres professionnels de la santé à cette maladie qui doit être traitée le plus rapidement possible dans un centre expert. Les Cliniques participent en outre à une étude multicentrique qui évalue un nouveau traitement.
Le syndrome hémolytique et urémique (SHU) concerne principalement les enfants de moins de 10 ans, avec un risque plus conséquent pour les moins de 5 ans. Il s’agit au départ d’une infection provoquée par certaines souches de bactéries (E.coli) présentes dans l’intestin des bovins et capables de libérer des toxines. La transmission s’effectue par l’ingestion de produits contaminés : viandes insuffisamment cuites (hamburger, américain préparé), produits laitiers ou jus de pomme non pasteurisés, eau contaminée…
Si son incidence reste faible (moins de 1 cas par 100.000 habitants), les conséquences du SHU peuvent être particulièrement graves. En quelques jours, les toxines libérées puis internalisées provoquent la destruction des globules rouges, la consommation des plaquettes sanguines et pour les cas les plus sévères, risquent de mener à l’insuffisance rénale terminale. Des atteintes au cerveau et au cœur sont également possibles.
À l’approche du retour du beau temps, les Cliniques universitaires Saint-Luc souhaitent sensibiliser les médecins généralistes, pédiatres et autres spécialistes de la santé susceptibles d’être en contact avec des patients atteints de SHU. Il est primordial que ces patients soient référés au plus vite dans un centre expert et puissent bénéficier d’une prise en charge au plus vite, ce qui améliore considérablement le pronostic et réduit les séquelles.
Les Cliniques Saint-Luc participent par ailleurs en ce moment à une étude internationale pour tester un traitement capable de neutraliser la toxine avant qu’elle ne pénètre dans les cellules.
Une étude au recrutement complexe
La recherche multicentrique évalue plus précisément une immunoglobuline dirigée contre la toxine et qui s’administre par injection en intraveineuse. Afin qu’un tel traitement puisse fonctionner, une administration précoce s’avère indispensable, soit dans les 24 heures après l’identification du patient. Des diarrhées sévères (souvent sanglantes) constituent les premiers signes cliniques d’un SHU.
Outre ce délai extrêmement court pour informer les familles et initier la prise en charge, l’incidence relativement rare des SHU complexifie le recrutement des patients. Afin d’optimiser au maximum ce dernier, le Service de néphrologie pédiatrique des Cliniques Saint-Luc propose un numéro actif 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et qui a été transmis à la communauté médicale.




