Service de gynécologie et d'andrologie

Hystéroscopie diagnostique

Objectif et définition

L'hystéroscopie permet de visualiser directement l'intérieur de la cavité utérine afin d'infirmer ou confirmer la présence d'une pathologie utérine intracavitaire (polype, fibrome, synéchie, restes placentaires, cancer endométrial, corps étrangers, malformation utérine).
La plupart du temps, l'examen se fait en consultation sans anesthésie.
Dans certaines conditions (risque hémorragique, antécédents chirurgicaux au niveau du col), l'examen est réalisé sous anesthésie générale ou rachidienne en salle d'opération.
Après l'éventuelle mise en place d'un spéculum et d'une petite pince sur le col, un tube muni d'une optique est introduit par le canal du col utérin et un liquide est injecté dans la cavité utérine pour la distendre et permettre la visualisation.
Habituellement, après retrait de l'optique, une petite biopsie est réalisée par introduction d'une canule à biopsie.

Durée de l'intervention

1 à 3 minutes.

Il est important d'éviter au maximum la présence de saignements lors de l'examen. En cas de règles ou de saignements anormaux, l'examen doit être postposé.
Chez certaines personnes, la prise préalable (1h avant l'intervention) d'un anti-douleur (anti-inflammatoire non-stéroïdien ou paracétamol) peut être nécessaire.

Degré d'urgence de l'intervention: dans certains cas, l'hystéroscopie a comme but de diagnostiquer un cancer de l'endomètre. Dans ce cas, il est important de ne pas postposer l'examen.
Dans la majorité des cas, il s'agit de diagnostiquer des pathologies bénignes. Il est alors préférable de réaliser l'examen en dehors de tout épisode de saignement.

Fréquence de ce type d'intervention

Plus de 1.000 hystéroscopies sont réalisées chaque année dans le service.

Effets secondaires de l'intervention

Dans 3 % des cas, l'examen est impossible pour des raisons techniques ou des raisons de douleurs ressenties par la patiente. Le médecin sera alors amené à proposer cet examen diagnostic sous anesthésie générale ou rachidienne.
Le passage du col par l'hystéroscope et la distension de la cavité utérine par le liquide ou le gaz s'accompagne fréquemment de douleurs abdominales crampiformes comparables à des règles douloureuses. Ces douleurs peuvent rarement s'accompagner d'un syndrome vagal (syncope). Ces éventuelles douleurs disparaissent très rapidement après la fin de l'examen.

Risques inhérents à l'intervention et pertinents pour le patient

Les complications de l'hystéroscopie sont rares.
Une perforation de l'utérus peut exceptionnellement survenir.
Dans la majorité des cas, la perforation n'a aucune conséquence si ce n'est la nécessité de stopper l'examen.
Exceptionnellement, un saignement important nécessitera une prise en charge médicale, voire chirurgicale.
Suite à la mise en place de la pince sur le col, des saignements peuvent survenir.
Des risques exceptionnels liés à la réabsorption du liquide utilisé pour la distension de la cavité utérins ont été décrits (oedème du poumon, réaction allergique, trouble cardiaque) pouvant très exceptionnellement entraîner un risque vital ou des séquelles graves.

Alternatives diagnostiques

L'hystéroscopie est le seul examen qui permet une visualisation directe de la pathologie intracavitaire et la réalisation d'une biopsie dirigée.
Les examens d'imagerie (échographie, résonance magnétique nucléaire, hystérosalpingographie) ne permettent pas le diagnostic de pathologie néoplasique endométriale.

Après l'intervention

Les premières minutes après l'hystéroscopie diagnostique peuvent être douloureuses et nécessitent de rester allongée. Des anti-douleurs peuvent être administrés préalablement ou après l'examen.
Des antibiotiques ne sont en général pas nécessaires.
L'examen s'accompagne fréquemment de petites pertes sanguines pouvant durer de 1 à 7 jours.
Une activité tout à fait normale peut être reprise directement après l'examen.
Si un prélèvement a été réalisé lors de l'examen, les résultats sont généralement disponibles une dizaine de jours après l'examen.